CETTE NUIT-LA...

La rencontre surnaturelle d’un soldat durant la bataille de Dien Bien Phu.

LE CONTEXTE HISTORIQUE

L’histoire du court-métrage CETTE NUIT-LA se base sur la grande histoire, celle de la guerre d’Indochine. Plus particulièrement, celle de la célèbre bataille de Dien Bien Phu qui sert de trame de fond et du mythe du Soldat inconnu qui, quant à lui, représente tous les combattants tombés au combat dans toutes les guerres.

LA GUERRE D'INDOCHINE

Ancienne colonie l’« Indochine française », qui recouvrait le Cambodge, le Laos et le Vietnam (Tonkin, Annam et Cochinchine), depuis le XIXe siècle, au sortir de la secondaire mondiale, doit reprendre ses territoires encore aux mains des Japonais.

Ainsi, un corps expéditionnaire est envoyé pour reprendre possession notamment du Vietnam qui commence à intéresser la Chine devenue communiste depuis (année !) et qui soutient le parti révolutionnaire d’un certain Ho Chi Minh qui a combattu les Japonais durant toute la guerre.

Ainsi, les troupes françaises doivent désormais se battre contre un ennemi presque invisible, dans une guérilla de « rebelles » et contre des forces « régulières » armées et entraînées par la Chine.

Cette guerre à la fois politique et militaire, voit s’affronter désormais les deux blocs : Le monde libre dit de l’ouest avec comme leader les USA et le bloc de l’Est dont le leader est l’URSS.

La Chine restera toutefois plus en retrait du Vietminh, en Indochine, qu’elle ne le fit durant la guerre parallèle de Corée (1950-1953), où elle enverra officiellement ses combattants se battre aux côtés des Coréens du Nord communistes contre les forces de l’ONU.

La guerre d’Indochine s’effectuera en plusieurs étapes, la reconquête, les postes, et les camps retranchés comme ceux de NASAN et de DIEN BIEN PHU.

Le second, malgré la préparation et la logistique déjà testée avec succès lors de la bataille de NASAN, manquera toutefois de stratégie en (ne pensant pas que les viets pourraient amener autant de canons et de troupes) et en négligeant l’installation de troupes françaises sur les grandes collines autour de la cuvette de Dien Bien Phu.

Ainsi, cernés de toutes part par les troupes Vietminh du Général GIAP, la piste aérienne détruite, en manque de soutien politique stable et malgré des actions plus qu’héroïques, les assiégés n’eurent plus qu’à se résigner à stopper les combats à court de munitions.

Cette bataille, bien qu’elle ne fût pas la dernière, mis fin politiquement à la présence française en Indochine.

DIEN BIEN PHU

Située dans le Nord de l’Indochine au Tonkin, Diên Biên Phu a été choisi par le général Navare pour piéger l’armée Viet-minh.

La bataille de Diên Biên Phu commença le 20 novembre 1953 par l’opération « Castor ».

Une première vague de parachutistes sauta, suivie par l’infanterie, l’artillerie et le génie.

L’armée française sécurisa le village et se mit à construire des casemates, des tranchées, organiser des points d’appuis baptisés par des noms féminins et poser des barbelés.

Les patrouilles de reconnaissance se multiplièrent autour du camp retranché, et découvrirent des paysans vietnamiens morts assassinés par l’armée Viêt-minh qui les empêchèrent de rejoindre la base.

En 1953, l’aviation repéra une grosse concentration de l’armée Viêt-minh.

En janvier, les patrouilles revenant, sans morts ou blessés, étaient rares et leurs membres chanceux, les informations du Quartier Général dirent que 50.000 Viêt-minh encerclèrent Diên Biên Phu, 50.000 contre 12.000 soldats Français européens et autochtones.

Le 13 mars 1954 à 17h15, les premiers obus tombèrent sur Diên Biên Phu. La bataille historique commençait.

Vers 20h, les combattants Viêt-minh commandés par le Général GIAP montèrent à l’assaut, 300 morts et 250 prisonniers pour le premier jour.

Contre toute attente, l’artillerie Viêt-minh parvint à installer ses canons sur les sommets des collines entourant la vallée du camp retranché. Et un déluge de feu s’abattit sur les positions françaises.

Le 27 mars, la piste d’aviation du camp retranché devint inutilisable, désormais il ne resta plus que le parachutage pour envoyer du matériel et des renforts. Les derniers blessés avaient pu être évacués. Désormais ce ne sera plus le cas.

Le 10 avril, les Français lancèrent une contre-attaque et reprirent un point d’appui : « Eliane ».

Le 26 avril, les Viêt-minh reprirent l’offensive malgré le soutien aérien français qui avait du mal à atteindre ses objectifs, notamment pour détruire l’artillerie ennemie cachée dans des grottes et des bunkers sur les sommets des collines.

La garnison Française était à bout de munitions, une dernière offensive le 7 mai décida du sort des survivants du camp.

A 17 h, le camp était aux mains de l’ennemi. Mais contrairement aux images de propagande, aucun drapeau blanc ne fut levé. Les soldats français stoppèrent juste le combat. Débordés et à court de soutien.

La garnison plus éloignée d’ « Isabelle » avec la piste de secours, cessa le feu le 8 mai.

S’en suivit l’évacuation des blessés lourds, mais pour les valides et les blessés légers, ce fut le départ pour une longue marche vers les camps communistes du Viet-minh jusqu’en 1955 pour certains.

Bilan : 2293 morts, 11 800 prisonniers, 5195 blessés, moins de 1 français sur 10 sortira des camps de prisonniers Viêt-minh où bon nombre d’entre-eux connurent la mort​.

LE SOLDAT INCONNU

Le soldat inconnu représente tous les morts au combat. Il est « créé » à la suite de la Grande Guerre initialement par la France, puis par les autres nations ayant participé au conflit mondial.

La tombe du Soldat inconnu est une sépulture installée à Paris sous l’arc de triomphe de l’Étoile depuis le 11 novembre 1920.

Le soldat inconnu qui y a été inhumé a été désigné par le soldat Auguste Thyn du 132e RI, fils d’un mort pour la France, engagé volontaire en janvier 1918 et gazé. Celui-ci choisi le 10 novembre 1920, le sixième cercueil parmi les huit cercueils de soldats non identifiés.

Le lendemain, le cercueil part pour Paris où il fait une entrée solennelle sous l’Arc de Triomphe. Il n’est toutefois mis en terre que le 28 janvier 1921.

La flamme éternelle qui brûle sous le monument symbolise la permanence de ce devoir de mémoire. Ravivée chaque jour à 18h30, elle perpétue le souvenir de tous ces morts pour la France dont on n’a pu identifier la dépouille.

Le mythe du spectre du soldat inconnu existe depuis lors, et à servit de thème au scénariste du court-métrage CETTE NUIT-LA.

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